Merci aux enfants pour cette belle aventure estivale!

En juillet, nous avons eu le bonheur d’accueillir deux groupes d’enfants.

La première semaine: Annaëlle, Tia et Timéo, avec l’aide de Lila

La deuxième: Constance, Gabriel, Lucie, Mathilde, Mina, Théodore, Tia et Zola, avec l’aide d’Adeline.

Les activités furent nombreuses et variées: peinture préhistorique, baignade et jeux dans l’étang, parcours aventure, confection du carnet d’aventuriers, repas frais (et trop bons!) préparés par Hervé avec amour, fabrication de tipis, feu de camp, grimage, fabrication de flèches, chamallows grillés, visite des poules, balades avec Némo notre chien-mascotte, etc.

A découvrir avec ces photos:

 

Communiqué de presse « Ouverture INTO THE WOODS »

Communiqué de presse – avril 2016

INTO THE WOODS ouvre ses portes !

Accueil d’enfants en pleine nature

 

DES ENFANTS ÉLEVÉS AU CONTACT DE LA NATURE

POUR UN FUTUR PLUS HUMAIN ET FRATERNEL!

Le concept

L’être humain fait partie intégrante de la Nature. Nous évoluons sur Terre pour un temps donné et la Nature est notre milieu de vie. Elle subvient autant à nos besoins physiques (se nourrir, se loger, se soigner, …) que psychiques et spirituels (s’émerveiller, rêver, se détendre, voir la Beauté, …). De plus, à l’heure où notre société est guidée par le matérialisme, l’économie ultra-libérale, internet et les nouvelles technologies, il est urgent de renouer avec nos origines, avec la Nature qui est le seul moyen de (re)trouver une véritable sécurité (mieux et moins cher qu’un système d’alarme ou une assurance tous risques !!!).

Aujourd’hui, deux phénomènes majeurs sont observés :

  • les jeunes passent de plus en plus de temps devant des écran:

7h38/jour pour un américain ou un britannique

4h30 pour un français

 

  • les jeunes sont de moins en moins dehors :

 

  • 70% des mamans américaines jouaient dehors tous les jours durant leur enfance, alors qu’à peine 31% de leurs propres enfants en font autant.
  • En France, 80% du temps est passé dans les bâtiments et les voitures.
  • 70% des déplacements des 6 – 14 ans se font désormais en voiture.

De nombreuses études scientifiques montrent :

  • que le manque de Nature est néfaste pour notre santé physique et psychique.

Quelques exemples :

  • 81% des taïwanais de 15 ans sont myopes parce qu’ils ne passent que 3 heures/semaine dehors !
  • Les enfants marchent moins, ils sont moins endurants qu’il y a 30 ans : leur capacités physiques ont régressé de 2% par décennie

  • que la Nature est bonne pour notre santé:

 

  • dans de nombreux cas, elle remplace la ritaline, psychotrope donné aux enfants souffrant de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité).
  • dans les crèches en nature, l’absentéisme pour cause de maladie est de 3% contre 8% dans une crèche
  • après une balade de 90 minutes en Nature, on a observé une baisse des troubles respiratoires, de la pression artérielle et du cortisol (hormone du stress) ou encore une amélioration de l’immunité. Après deux journées de promenade en forêt, les effets seraient visibles durant un mois.
  • une classe découverte d’une semaine voit une majorité d’élèves faire des gains de compétence de 30% en français et en mathématiques.

Dans les années 1950 au Danemark, des jardins d’enfants d’un nouveau genre étaient créés : des accueils en pleine nature. Depuis, il en existe de plus en plus : autour de 1000 en Allemagne, une centaine aux États-Unis (contre 20 en 2008). Dans ces structures, on observe des bienfaits chez les enfants : moins de maladies, plus de créativité, de confiance en soi, d’autonomie, davantage de collaboration et d’entraide, sentiments de bien-être et de sécurité accrus, plus grand respect pour la Nature. En France, quelques initiatives ont vu le jour.

INTO THE WOODS est l’une d’elle !…

… INTO THE WOODS propose aux enfants de jouer et de s’exprimer librement dans un cadre exceptionnel de forêt, à 30 km de Paris (service de transport assuré). L’accueil se fait dans un lieu 100% nature, dehors, aménagé de manière à proposer une large variété d’activités : allumer un feu de camp et y faire cuire son goûter (nourriture bio et de saison), faire du pain, construire une cabane, tirer à l’arc, jouer sur un trampoline ou à des jeux coopératifs, pratiquer le land art, s’entraîner au funambulisme sur une slack line, grimper aux arbres, découvrir la forêt et ses habitants, utiliser une boussole, faire un jeu de piste ou relever un défi sportif… Tout est possible et rien n’est planifié à l’avance. Le principe majeur est le choix libre des activités. L’encadrant est un accompagnateur de jeu qui n’intervient qu’en cas de nécessité (sécurité) ou à la demande des enfants.

Les enfants se dépensent, construisent, jouent, découvrent, sautent, grimpent, mangent (bio !), décorent, ramassent, touchent, sentent, observent, s’amusent … Ayant vécu des expériences positives en Nature, dans leur corps, « pour de vrai », ils intégreront naturellement la Nature dans leurs choix de vie.

Le fonctionnement

INTO THE WOODS est ouvert tous les jours de l’année, en toute saison :

  • à la journée
  • à la semaine
  • en soirée
  • pour une fête anniversaire (en journée et/ou en soirée)

La créatrice

Caroline Guy, 32 ans, est amoureuse de la Nature et émerveillée par le monde de l’enfance. Convaincue que chaque enfant est un être unique méritant un profond respect et après de multiples expériences en animation nature et dans l’enseignement (en primaire et lycée), elle souhaite proposer aux enfants et aux jeunes l’expérience du dehors, de la Nature pour le plein épanouissement autant de leur être intérieur que de leur corps.

 

Évoluer dehors… pour grandir dedans!

 

Ça y est, c’est vraiment le printemps ! La Nature a ressuscité ! Les oiseaux nous réveillent à l’aube, les bourdons se lovent dans les fleurs, les marcassins dandinent leur derrière en forêt et les salades poussent dans les potagers ! Je ne cesse de m’émerveiller devant ce spectacle, devant ce foisonnement de créativité, de diversité et de vie. Chaque année, à cette période, nous assistons à un miracle : la Nature était morte ou presque, et voilà qu’elle devient « Miss Monde » en deux semaines !

La Nature subvient autant à nos besoins physiques (respirer, boire, manger, construire et chauffer les maisons, se soigner, …) que psychiques et spirituels (trouver la paix, se détendre, s’émerveiller, se laisser toucher par l’Innocence, sentir que l’on fait partie d’un tout plus vaste, …). Elle nous donne tout sans compter, quoique nous fassions, depuis la conception de notre corps dans le ventre de notre mère. Nous faisons partie intégrante de la Nature, nous sommes constitués des mêmes éléments :

  • la terre : nos os correspondent aux montagnes
  • l’eau : les liquides de notre corps sont en analogie avec les rivières, les fleuves et les mers
  • l’air : notre système respiratoire
  • le feu : la chaleur du sang, du foie, des reins

On peut donc dire, comme les Indiens Aymara et Quechua le font, que la Terre est notre Mère (Pachamama). D’ailleurs, certains peuples, comme les Indiens Kogis, soignent la Nature à l’extérieur quand ils ont un problème de santé !

Croire qu’il y a la Nature d’un côté et l’être humain de l’autre est un fléau de notre temps. Vivre coupé de la Nature, c’est vivre coupé de soi-même. Cela nous plonge dans une profonde insécurité, même si cela est inconscient. En oubliant nos racines, nous perdons pied et essayons de chercher notre sécurité à l’extérieur par tous les moyens : l’argent bien sûr mais aussi les assurances, les alarmes, les garanties, le statut social, la retraite, … Nous sommes alors de plus en plus manipulables.

Quand j’étais en CM2, mon maître d’école avait dit que les tomates pousseraient hors de la terre quand nous serions grands. C’était comme si on m’avait donné un coup de massue sur la tête ! Aujourd’hui, il est courant de voir des tomates pousser sans contact ni avec la terre ni avec le ciel. Beaucoup d’animaux vivent le même sort.

Et actuellement, nous assistons à l’émergence de générations d’enfants élevés complètement hors-sol !

En 2013, j’ai accompagné des enfants de 11 ans de banlieue parisienne en “colo” et j’ai été abasourdie de constater que, sur 7 filles présentes ce jour là, aucune n’avait encore marché pieds nus sur l’herbe ! «Mais, c’est dégoûtant, y a plein de bêtes, je ferai jamais ça ». Ces enfants n’avaient jamais rien vécu en contact avec la Nature et ils en avaient très peur.

« Mais que font donc ces enfants de leurs journées ? » pourrait se demander le lecteur inquiet !

  • en France, nous passons 80% de notre temps à l’intérieur des bâtiments et des voitures (les 20% restants ne sont pas nécessairement passées en nature mais dehors)
  • un enfant français se trouve devant la télé ou internet 4h30 par jour (7h38 pour un américain ou un britannique tout écran confondu!)
  • 81% des jeunes taïwanais sont myopes parce qu’ils passent seulement 3 heures par semaine dehors

Il est donc urgent que nous tous, parents, enseignants et éducateurs nous mobilisions afin de favoriser la (re)connexion des enfants avec la Nature, la vraie, celle du dehors. Pas celle des livres ou des séances d’éducation à l’environnement vécues en classe uniquement. Il est essentiel pour chaque enfant de vivre des expériences d’immersion en nature où il pourra jouer librement, courir, crier, sauter dans des flaques d’eau, se baigner dans une rivière, dormir à la belle étoile, observer des animaux sauvages, apprendre à faire un feu, grimper aux arbres, marcher pieds nus, jardiner, cuisiner ou encore ne rien faire…

Les septaines (périodes de 7 ans qui régissent la vie humaine : de 0 à 7 ans, de 7 à 14 ans et ainsi de suite jusqu’à la fin de la vie) dont on trouve les sources jusque chez les philosophes grecs (Hippocrate, Platon), piliers de la pédagogie Steiner-Waldorf et expliquées de manière pratique par Pierre Lassalle nous montrent que l’enfant de 7 à 14 ans a un fort besoin de nature :

« Il est important qu’un enfant de la deuxième septaine puisse régulièrement se promener et jouer en pleine nature, dont les forces vivantes et jaillissantes feront écho à ses propres forces vitales, en plein épanouissement à cet âge. Notez que la respiration est capitale dans cette tranche d’âge, ce qui donne encore plus d’intérêt pour les balades en forêt ou d’autres lieux de Nature. » (Maîtrisez votre destinée par les cycles de 7 ans)

Voici quelques exemples des bienfaits de la Nature :

  • dans de nombreux cas, elle remplace la ritaline, psychotrope donné aux enfants souffrant de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité).
  • dans les crèches en nature, l’absentéisme pour cause de maladie est de 3% contre 8% dans une crèche classique.
  • après une balade de 90 minutes en Nature, on a observé une baisse des troubles respiratoires, de la pression artérielle et du cortisol (hormone du stress) ou encore une amélioration de l’immunité. Après deux journées de promenade en forêt, les effets seraient visibles durant un mois.
  • une classe découverte d’une semaine voit une majorité d’élèves faire des gains de compétence de 30% en français et en mathématiques.

Bien sûr, être connecté à la Nature ne signifie pas vivre dans la Nature. On peut tout-à-fait aménager sa vie où que l’on habite : semer des graines ou élever des insectes avec ses enfants chez soi est un début, manger des produits de saison et leur en parler, partager un potager, aller au parc après l’école, en forêt le week-end, à la mer ou à la campagne pendant les vacances. A chaque enfant sa porte d’entrée : le jeu libre, un sport, les fourmis, les étoiles, …

Offrir ces moments de Nature aux enfants leur permet de grandir en sécurité, en confiance en soi, en autonomie, en compassion vis-à-vis de la Nature (minéraux, plantes, animaux) et des autres, en créativité, en débrouillardise, en joie de vivre.

Des expériences bienveillantes, progressives s’il le faut, vécues dehors, au contact du vivant toucheront durablement l’intériorité de l’enfant : il connaîtra et aimera la Nature. Il la regardera avec les yeux du cœur et l’intégrera avec respect, considération et gratitude dans ses choix de vie futurs. Ce sentiment de sécurité participera à constituer une base solide pour ces enfants qui devront choisir entre l’ancien monde (l’économie ultra-libérale, le mensonge, l’argent à tout prix, la destruction de la Nature, la méfiance entre les gens, …) et le nouveau (respect de la vie sous toutes ses formes, vie guidée par des Idéaux tels que la Liberté, l’Amour, l’Héroïsme, …).