Bienfaits du jeu en Nature

Bonjour!

Vous trouverez ci-dessous des arguments en faveur du jeu en pleine nature issu de deux ouvrages très intéressants à ce sujet. Bonne lecture!

Arguments issus de

« Les Enfants des Bois » de Sarah Wauquiez, Books on Demand.

 

En 2007, une lettre signée par 270 experts de l’enfance était publiée sans le Daily Telegraph de Londres. On peut y lire : « Nous pensons qu’un facteur primordial expliquant l’explosion des problèmes de santé diagnostiqués chez les enfants est le déclin marqué du jeu depuis 15 ans. Le jeu – particulièrement à l’extérieur, non structuré et peu surveillé – est vital dans le développement de la santé et du bien-être des enfants ». (p.72)

 

Les jeunes enfants apprennent à se connaître, à appréhender le monde qui les entoure et les autres par l’expérience directe.Plus l’environnement qu’ils fréquentent régulièrement est riche et varié, plus les possibilités d’interactions sont variées, et la possibilité d’un développement sain favorisée. Un environnement naturel est fondamental pour le développement sain d’un enfant : parce qu’il stimule tous les sens, sans les sur-stimuler, et parce que le jeu est riche en possibilités d’apprentissages et d’expériences vécues. Les expériences directes en nature aident les enfants à développer les connexions neurologiques nécessaires pour un développement intellectuel favorable plus tard.(p.73)

 

Quelques effets positifs de la fréquentation régulière de lieux de nature (p.73) :

 

  • l’intérêt des enfants pour la nature augmente
  • leur compréhension de la nature grandit
  • les enfants se sentent bien dans la nature
  • ils font de grands progrès dans le domaine de la motricité
  • ils apprennent à jouer ensemble, s’entraident plus et ont moins de conflits entre eux
  • ils sont plus équilibrés et peuvent mieux se concentrer
  • ils sont moins souvent et moins longtemps malades
  • l’imagination et la créativité des enfants sont stimulées (ils créent notamment leurs jeux et leurs jouets)

 

 

Aujourd’hui, bon nombre d’enfants sont élevés hors sol. Cela conduit à des problèmes physiques et psychiques, crises du sens de l’existence, éloignement de la nature et de soi-même, surexploitation des ressources.Les expériences directes en nature forment une base indispensable à un art de vie durable, et donc aussi pour la réussite du développement durable. (p.75)

 

L’enfant doit expérimenter la nature comme une partie intégrée à son habitat.

En effet :

  • les éléments naturels ont une importance cruciale pour le jeu
  • l’expérience en nature aide à savoir se repéreret s’orienter, d’abord dans la forêt, puis dans le monde et dans la vie
  • elle stimule les interactions sociales
  • elle favorise l’action autonome, le développement cognitif et la créativité
  • la fréquentation et l’expérience directe sont nécessaires au développement d’une relation émotionnelle à la nature

(p.77)

 

En Suède, une étude comparative a été menée entre une crèche en nature et une crèche classique.

Dans la crèche en nature :

  • les enfants étaient plus à l’aise en motricité
  • ils pouvaient mieux se concentrer : étaient moins facilement distraits, avaient une meilleure écoute, suivaient mieux les instructions, coupaient moins la parole, prenaient moins les affaires des autres enfants, avaient moins d’accidents, semblaient moins agités et moins frustrés, …
  • ils étaient moins absents pour maladie

 

(p.78)

 

Être en nature réduit le stress.En cas de stress, les hormones se dérèglent et provoquent des désordres d’adaptation : obésité, diabète, augmentation du cholestérol, cancer, maladies psychiques, problèmes de comportement.

Une méta-analyse de plus de 100 études conclut qu’un des facteurs les plus importants de réduction de stress est la fréquentation de la nature. La proximité de la nature protège comme un bouclier contre les impacts négatifs des situations stressantes. (p.80)

 

 

Les enfants gagnent en endurance et robustesse physique : marcher plusieurs centaines de mètres, porter leur sac à dos, supporter des efforts et petits maux.

Être en plein air ainsi que manger de la terre renforce le système immunitaire. L’air libre apporte davantage d’oxygène, désensibilise des allergies et le soleil en toute saison permet d’avoir un apport suffisant en vitamines. (p.81)

 

 

Arguments issus de

« Dehors les enfants ! »d’Angela J.Hanscom, Eds JC Lattès

 

Pourquoi le jeu libre ?

 

Les enfants élaborent leurs propres règles et font appel à leur imaginaire(p.130). Le jeu donne l’occasion aux enfants de devenir créatifs,de s’entrainer à réguler leurs émotions, d’améliorer leur habileté socialeet même de mieux se connaîtredans le processus. En s’amusant loin du monde des adultes, les enfants accèdent aux sensations liées à la liberté. (…) Trouver des idées de jeux est un défi intellectuelpour les enfants. S’ils veulent jouer avec d’autres, ils ont besoin de savoir comment les inviter à contribuer à leur scénario. Ils apprennent à présenter leurs idées afin qu’elles intéressent et plaisent. (…) Ces habiletés favorisent la créativité, l’autonomie et la capacité à se relier aux autres et à les comprendre. (p.132)

 

Le jeu libre enflamme l’imagination de l’enfant, mais il confronte aussi son corps à de multiples défis pendant de longues heures. Personne ne définit les règles à sa place : il les fixe avec les autres, puis poussé par sa détermination et son intérêt personnel, il met ses capacités à l’épreuve. Il défie ses sens et apprend à persévérer, à surmonter les obstacles pour atteindre ses buts.

 

Le jeu physique libre favorise le développement d’une musculature puissanteet d’une ossature solide. Elles les empêchent de se blesser, améliore l’enduranceet la force.(p.138)

 

L’enfant consolide sa sangle abdominaleainsi que la partie supérieure de son corps. Développer sa force musculaire en s’amusant aide l’enfant à trouver équilibreet résistancepour sa colonne vertébrale et pour ses membres.

 

Ce type de jeu fortifie aussi les tendons et ligaments… (p.138)

 

L’absence de mouvement joue un rôle dans l’augmentation des rhumes, des maladies et des allergies. Quand les enfants bougent régulièrement, ils accroissent la circulation sanguine vers les différents membres de leur corps, consomment davantage d’oxygène et activent leur système lymphatique. … Celui-ci joue un rôle vital dans le maintien d’un système immunitaireefficace. (p.145)

Les enfants ont besoin de bouger plusieurs heures par jourpour récolter les bénéfices sensoriels, cognitifs et sanitaires qui feront d’eux des enfants forts et aptes. (p.147)

 

 

Pourquoi dehors ou en nature?

 

L’extérieur propose une expérience parfaitement équilibrée au niveau sensoriel.

Les stimuli se manifestent doucement.Subtils, préventifs, ils sont parfois même réparateurs. La nature, c’est l’expérience sensorielle suprême. (p.157)

 

L’extérieur inspire l’esprit. La nature recèle un nombre infini de possibilités.

Elle aide l’enfant à se détendre, trouver de l’inspiration, plonger profondément dans un monde imaginaire. Elle lui permet de concevoir, de créer, d’explorer. Étude après étude, les scientifiques montrent que les enfants ayant un accès aux extérieurs pour jouer librement deviennent plus efficaces en résolution de problèmes et développent leur créativité. (p.158)

 

Il n’y a pas meilleur endroit pour une prise de risque et des défis mesurés.

Dehors, les enfants doivent évaluer leur environnement et ses risquesen permanence. Une fois qu’ils deviennent experts dans cette évaluation et parviennent à accepter les défis sur le chemin, ils gagnent en confiance. Plus les enfants évoluent en terrain accidenté sans tomber, traversent des ruisseaux sans se mouiller et gravissent des sentiers escarpés, mieux ils apprennent à mobiliser leur force et leur persistancedans l’effort, même lorsque quelque chose semble difficile ou impossible. Ils intègrent ce dont ils sont physiquement et mentalement capables en essayant et en essayant encore.

Les enfants se défient à leur propre rythme et apprennent à s’adapter. (p.160)

 

La nature apaise, facilite l’intégration visuelle et l’écoute, et développe l’odorat et le goût.

 

Merci aux enfants pour cette belle aventure estivale!

En juillet, nous avons eu le bonheur d’accueillir deux groupes d’enfants.

La première semaine: Annaëlle, Tia et Timéo, avec l’aide de Lila

La deuxième: Constance, Gabriel, Lucie, Mathilde, Mina, Théodore, Tia et Zola, avec l’aide d’Adeline.

Les activités furent nombreuses et variées: peinture préhistorique, baignade et jeux dans l’étang, parcours aventure, confection du carnet d’aventuriers, repas frais (et trop bons!) préparés par Hervé avec amour, fabrication de tipis, feu de camp, grimage, fabrication de flèches, chamallows grillés, visite des poules, balades avec Némo notre chien-mascotte, etc.

A découvrir avec ces photos:

 

Communiqué de presse « Ouverture INTO THE WOODS »

Communiqué de presse – avril 2016

INTO THE WOODS ouvre ses portes !

Accueil d’enfants en pleine nature

 

DES ENFANTS ÉLEVÉS AU CONTACT DE LA NATURE

POUR UN FUTUR PLUS HUMAIN ET FRATERNEL!

Le concept

L’être humain fait partie intégrante de la Nature. Nous évoluons sur Terre pour un temps donné et la Nature est notre milieu de vie. Elle subvient autant à nos besoins physiques (se nourrir, se loger, se soigner, …) que psychiques et spirituels (s’émerveiller, rêver, se détendre, voir la Beauté, …). De plus, à l’heure où notre société est guidée par le matérialisme, l’économie ultra-libérale, internet et les nouvelles technologies, il est urgent de renouer avec nos origines, avec la Nature qui est le seul moyen de (re)trouver une véritable sécurité (mieux et moins cher qu’un système d’alarme ou une assurance tous risques !!!).

Aujourd’hui, deux phénomènes majeurs sont observés :

  • les jeunes passent de plus en plus de temps devant des écran:

7h38/jour pour un américain ou un britannique

4h30 pour un français

 

  • les jeunes sont de moins en moins dehors :

 

  • 70% des mamans américaines jouaient dehors tous les jours durant leur enfance, alors qu’à peine 31% de leurs propres enfants en font autant.
  • En France, 80% du temps est passé dans les bâtiments et les voitures.
  • 70% des déplacements des 6 – 14 ans se font désormais en voiture.

De nombreuses études scientifiques montrent :

  • que le manque de Nature est néfaste pour notre santé physique et psychique.

Quelques exemples :

  • 81% des taïwanais de 15 ans sont myopes parce qu’ils ne passent que 3 heures/semaine dehors !
  • Les enfants marchent moins, ils sont moins endurants qu’il y a 30 ans : leur capacités physiques ont régressé de 2% par décennie

  • que la Nature est bonne pour notre santé:

 

  • dans de nombreux cas, elle remplace la ritaline, psychotrope donné aux enfants souffrant de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité).
  • dans les crèches en nature, l’absentéisme pour cause de maladie est de 3% contre 8% dans une crèche
  • après une balade de 90 minutes en Nature, on a observé une baisse des troubles respiratoires, de la pression artérielle et du cortisol (hormone du stress) ou encore une amélioration de l’immunité. Après deux journées de promenade en forêt, les effets seraient visibles durant un mois.
  • une classe découverte d’une semaine voit une majorité d’élèves faire des gains de compétence de 30% en français et en mathématiques.

Dans les années 1950 au Danemark, des jardins d’enfants d’un nouveau genre étaient créés : des accueils en pleine nature. Depuis, il en existe de plus en plus : autour de 1000 en Allemagne, une centaine aux États-Unis (contre 20 en 2008). Dans ces structures, on observe des bienfaits chez les enfants : moins de maladies, plus de créativité, de confiance en soi, d’autonomie, davantage de collaboration et d’entraide, sentiments de bien-être et de sécurité accrus, plus grand respect pour la Nature. En France, quelques initiatives ont vu le jour.

INTO THE WOODS est l’une d’elle !…

… INTO THE WOODS propose aux enfants de jouer et de s’exprimer librement dans un cadre exceptionnel de forêt, à 30 km de Paris (service de transport assuré). L’accueil se fait dans un lieu 100% nature, dehors, aménagé de manière à proposer une large variété d’activités : allumer un feu de camp et y faire cuire son goûter (nourriture bio et de saison), faire du pain, construire une cabane, tirer à l’arc, jouer sur un trampoline ou à des jeux coopératifs, pratiquer le land art, s’entraîner au funambulisme sur une slack line, grimper aux arbres, découvrir la forêt et ses habitants, utiliser une boussole, faire un jeu de piste ou relever un défi sportif… Tout est possible et rien n’est planifié à l’avance. Le principe majeur est le choix libre des activités. L’encadrant est un accompagnateur de jeu qui n’intervient qu’en cas de nécessité (sécurité) ou à la demande des enfants.

Les enfants se dépensent, construisent, jouent, découvrent, sautent, grimpent, mangent (bio !), décorent, ramassent, touchent, sentent, observent, s’amusent … Ayant vécu des expériences positives en Nature, dans leur corps, « pour de vrai », ils intégreront naturellement la Nature dans leurs choix de vie.

Le fonctionnement

INTO THE WOODS est ouvert tous les jours de l’année, en toute saison :

  • à la journée
  • à la semaine
  • en soirée
  • pour une fête anniversaire (en journée et/ou en soirée)

La créatrice

Caroline Guy, 32 ans, est amoureuse de la Nature et émerveillée par le monde de l’enfance. Convaincue que chaque enfant est un être unique méritant un profond respect et après de multiples expériences en animation nature et dans l’enseignement (en primaire et lycée), elle souhaite proposer aux enfants et aux jeunes l’expérience du dehors, de la Nature pour le plein épanouissement autant de leur être intérieur que de leur corps.

 

Évoluer dehors… pour grandir dedans!

 

Ça y est, c’est vraiment le printemps ! La Nature a ressuscité ! Les oiseaux nous réveillent à l’aube, les bourdons se lovent dans les fleurs, les marcassins dandinent leur derrière en forêt et les salades poussent dans les potagers ! Je ne cesse de m’émerveiller devant ce spectacle, devant ce foisonnement de créativité, de diversité et de vie. Chaque année, à cette période, nous assistons à un miracle : la Nature était morte ou presque, et voilà qu’elle devient « Miss Monde » en deux semaines !

La Nature subvient autant à nos besoins physiques (respirer, boire, manger, construire et chauffer les maisons, se soigner, …) que psychiques et spirituels (trouver la paix, se détendre, s’émerveiller, se laisser toucher par l’Innocence, sentir que l’on fait partie d’un tout plus vaste, …). Elle nous donne tout sans compter, quoique nous fassions, depuis la conception de notre corps dans le ventre de notre mère. Nous faisons partie intégrante de la Nature, nous sommes constitués des mêmes éléments :

  • la terre : nos os correspondent aux montagnes
  • l’eau : les liquides de notre corps sont en analogie avec les rivières, les fleuves et les mers
  • l’air : notre système respiratoire
  • le feu : la chaleur du sang, du foie, des reins

On peut donc dire, comme les Indiens Aymara et Quechua le font, que la Terre est notre Mère (Pachamama). D’ailleurs, certains peuples, comme les Indiens Kogis, soignent la Nature à l’extérieur quand ils ont un problème de santé !

Croire qu’il y a la Nature d’un côté et l’être humain de l’autre est un fléau de notre temps. Vivre coupé de la Nature, c’est vivre coupé de soi-même. Cela nous plonge dans une profonde insécurité, même si cela est inconscient. En oubliant nos racines, nous perdons pied et essayons de chercher notre sécurité à l’extérieur par tous les moyens : l’argent bien sûr mais aussi les assurances, les alarmes, les garanties, le statut social, la retraite, … Nous sommes alors de plus en plus manipulables.

Quand j’étais en CM2, mon maître d’école avait dit que les tomates pousseraient hors de la terre quand nous serions grands. C’était comme si on m’avait donné un coup de massue sur la tête ! Aujourd’hui, il est courant de voir des tomates pousser sans contact ni avec la terre ni avec le ciel. Beaucoup d’animaux vivent le même sort.

Et actuellement, nous assistons à l’émergence de générations d’enfants élevés complètement hors-sol !

En 2013, j’ai accompagné des enfants de 11 ans de banlieue parisienne en “colo” et j’ai été abasourdie de constater que, sur 7 filles présentes ce jour là, aucune n’avait encore marché pieds nus sur l’herbe ! «Mais, c’est dégoûtant, y a plein de bêtes, je ferai jamais ça ». Ces enfants n’avaient jamais rien vécu en contact avec la Nature et ils en avaient très peur.

« Mais que font donc ces enfants de leurs journées ? » pourrait se demander le lecteur inquiet !

  • en France, nous passons 80% de notre temps à l’intérieur des bâtiments et des voitures (les 20% restants ne sont pas nécessairement passées en nature mais dehors)
  • un enfant français se trouve devant la télé ou internet 4h30 par jour (7h38 pour un américain ou un britannique tout écran confondu!)
  • 81% des jeunes taïwanais sont myopes parce qu’ils passent seulement 3 heures par semaine dehors

Il est donc urgent que nous tous, parents, enseignants et éducateurs nous mobilisions afin de favoriser la (re)connexion des enfants avec la Nature, la vraie, celle du dehors. Pas celle des livres ou des séances d’éducation à l’environnement vécues en classe uniquement. Il est essentiel pour chaque enfant de vivre des expériences d’immersion en nature où il pourra jouer librement, courir, crier, sauter dans des flaques d’eau, se baigner dans une rivière, dormir à la belle étoile, observer des animaux sauvages, apprendre à faire un feu, grimper aux arbres, marcher pieds nus, jardiner, cuisiner ou encore ne rien faire…

Les septaines (périodes de 7 ans qui régissent la vie humaine : de 0 à 7 ans, de 7 à 14 ans et ainsi de suite jusqu’à la fin de la vie) dont on trouve les sources jusque chez les philosophes grecs (Hippocrate, Platon), piliers de la pédagogie Steiner-Waldorf et expliquées de manière pratique par Pierre Lassalle nous montrent que l’enfant de 7 à 14 ans a un fort besoin de nature :

« Il est important qu’un enfant de la deuxième septaine puisse régulièrement se promener et jouer en pleine nature, dont les forces vivantes et jaillissantes feront écho à ses propres forces vitales, en plein épanouissement à cet âge. Notez que la respiration est capitale dans cette tranche d’âge, ce qui donne encore plus d’intérêt pour les balades en forêt ou d’autres lieux de Nature. » (Maîtrisez votre destinée par les cycles de 7 ans)

Voici quelques exemples des bienfaits de la Nature :

  • dans de nombreux cas, elle remplace la ritaline, psychotrope donné aux enfants souffrant de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité).
  • dans les crèches en nature, l’absentéisme pour cause de maladie est de 3% contre 8% dans une crèche classique.
  • après une balade de 90 minutes en Nature, on a observé une baisse des troubles respiratoires, de la pression artérielle et du cortisol (hormone du stress) ou encore une amélioration de l’immunité. Après deux journées de promenade en forêt, les effets seraient visibles durant un mois.
  • une classe découverte d’une semaine voit une majorité d’élèves faire des gains de compétence de 30% en français et en mathématiques.

Bien sûr, être connecté à la Nature ne signifie pas vivre dans la Nature. On peut tout-à-fait aménager sa vie où que l’on habite : semer des graines ou élever des insectes avec ses enfants chez soi est un début, manger des produits de saison et leur en parler, partager un potager, aller au parc après l’école, en forêt le week-end, à la mer ou à la campagne pendant les vacances. A chaque enfant sa porte d’entrée : le jeu libre, un sport, les fourmis, les étoiles, …

Offrir ces moments de Nature aux enfants leur permet de grandir en sécurité, en confiance en soi, en autonomie, en compassion vis-à-vis de la Nature (minéraux, plantes, animaux) et des autres, en créativité, en débrouillardise, en joie de vivre.

Des expériences bienveillantes, progressives s’il le faut, vécues dehors, au contact du vivant toucheront durablement l’intériorité de l’enfant : il connaîtra et aimera la Nature. Il la regardera avec les yeux du cœur et l’intégrera avec respect, considération et gratitude dans ses choix de vie futurs. Ce sentiment de sécurité participera à constituer une base solide pour ces enfants qui devront choisir entre l’ancien monde (l’économie ultra-libérale, le mensonge, l’argent à tout prix, la destruction de la Nature, la méfiance entre les gens, …) et le nouveau (respect de la vie sous toutes ses formes, vie guidée par des Idéaux tels que la Liberté, l’Amour, l’Héroïsme, …).